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Par Babymoov

Les farines, bonnes pour bébé ?

Dès la petite enfance, les céréales sont plébiscitées pour leur saveur, texture et bien être qu’elles procurent. Le premier produit issu des céréales proposé est la farine. Pour autant, est-elle essentielle à l’alimentation de bébé ?

Quand introduire les farines ?

Lorsque bébé n’est plus rassasié par le lait, on peut introduire la farine. Le plus tard vaut le mieux car des études ont démontré que c’est l’addiction au sucre et l’excès de féculents qui prédisposent au surpoids, voire à l’obésité. Mieux vaut donc commencer la diversification avec des fruits et légumes.

Toutefois, lorsque vers 3 à 4 mois, bébé manifeste sa faim avant les horaires habituels, ou bien du mécontentement à la fin de son biberon, il a peut être tout simplement encore faim. On peut alors ajouter une cuillerée de farine infantile au biberon du soir par exemple. Cet apport calorique en sucres lents, – les grains sont constitués d’environ 70% d’amidon -,  permettra ainsi à bébé de prolonger son sommeil. Il n’y a pas d’autres raisons d’ajouter de la farine car le régime lacté fournit tous les nutriments nécessaires. Et attention, la farine choisie doit être adaptée à la maturité du métabolisme de bébé, afin qu’il puisse bien la digérer.

Comment les choisir ?

Les farines infantiles doivent être sans gluten car cette forme de protéine est indigeste pour bébé. Le riz, le maïs, le sarrasin et le quinoa n’en contiennent naturellement pas. Pour le blé, le gluten doit être extrait afin d’adapter la céréale aux bébés qui peuvent ainsi la consommer à partir de 3 à 4 mois.

Tout comme pour les fruits et légumes, la qualité nutritionnelle de la farine ; teneur en protéines, vitamines et minéraux, dépend du mode de culture des céréales dont elle est issue. Bien qu’elle soit de mieux en mieux régulée, l’agriculture intensive utilise des fertilisants, pesticides et insecticides. Ainsi, on préfère choisir les céréales issues de l’agriculture biologique, qui outre la qualité et la pureté de leur farine pour nourrir bébé, ne pollue pas les sols laissés aux générations futures.

Comment les préparer ?

Petit à petit, on peut faire découvrir différentes farines à bébé avec la crème d’avoine, de riz ou d’amandes que l’on ajoute aux biberons de lait. Evitez les saveurs ajoutées et les farines sucrées, elles introduisent la standardisation du goût, ce qui est contraire au développement du goût qui tend à élargir la palette de saveurs connues.

Il convient toujours de suivre les indications sur l’emballage, certaines farines sont instantanées, d’autres ont besoin de cuisson. C’est le cas des flocons d’avoine pour les bouillies, que l’on peut légèrement sucrer, ou les potages de légumes où les flocons d’orge ou d’avoine sont ajoutés comme féculent lors de la cuisson.

On peut en même temps qu’une farine ajouter une cuillerée de purée de banane pour un biberon sucré, ou une cuillerée de purée de carotte, courgette, navet ou potiron pour un biberon salé qui préfigurera les potages.

Pour les desserts, à partir du 7me mois, la semoule de blé entre dans des petits flans vapeur parfumé à l’eau de fleur d’oranger ou de rose.

Varier les céréales dans le régime de bébé

Avec l’apparition des dents, mastiquer un morceau de pain permet d’attendre le repas en faisant travailler les gencives. Lorsque vers 8-10 mois, la diversification bien entamée, bébé peut commencer à apprécier les petites pâtes ou la semoule de blé.

Pour le goûter, choisissez des biscuits peu sucrés, ou mieux, préparez-les maison avec une farine semi-complète. A partir du 6ème mois, on peut faire fondre puis mélanger un biscuit à un petits suisse au jus d’orange, ou bien le donner à grignoter à la main quelques mois plus tard.

A retenir

Vers 3 à 4 mois, l’ajout d’une cuillerée de farine sans gluten au biberon du soir permet de procurer l’énergie nécessaire afin que bébé ne se réveille de faim et prolonge ainsi son sommeil.

Jusqu’au 5me mois, le régime lacté répond complètement aux besoins nutritionnels de bébé. Mieux vaut démarrer la diversification avec les fruits et légumes que les féculents (farines ou flocons) pour éviter une accoutumance et un risque de surpoids plus tard.

Dossier rédigé par MamanChef,
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