Par Baby moov

Préserver au mieux son enfant des allergies alimentaires

Lorsqu’on commence la diversification avec bébé, deux envies contradictoires nous tiraillent : lui apprendre à s’ouvrir au monde et manger varié tout en le préservant des agressions de l’environnement. Or les allergies semblent en recrudescence car il existe des combinaisons avec d’autres facteurs non-alimentaires (substances en contact avec les voies aériennes ou la peau).

Il est préférable de présenter à bébé de nouveaux aliments de façon progressive et se renseigner sur les allergies déjà présentes dans la famille. Ensuite, chaque enfant construit sa sensibilité de façon personnelle. Restez vigilant et observateur.

Un effet, chez quelques personnes, certaines substances, alimentaires ou autres, sont capables de sensibiliser leur organisme qui n’est pas encore prêt, au premier contact, pour ensuite créer une réaction pathologique importante au deuxième contact. On les appelle des allergènes.

Cette sensibilité peut être héréditaire. Il est cependant possible d’avoir des prédispositions sans pour autant développer de réactions allergiques.

C’est pour ça qu’il faut être vigilant dans l’introduction de nouveaux aliments dans la nourriture de bébé. Il est important, sauf autorisation de votre pédiatre, de ne pas diversifier son alimentation avant l’âge de 6 mois. Ensuite mieux vaut être précautionneux dans l’introduction de certains aliments : œuf, fruits rouge, fruits à coques et fruits de la passion. Votre pédiatre sera toujours le mieux placé pour vous donner le feu vert pour une nouvelle catégorie d’aliment.

Comment devient-on allergique ?

• Première étape : la sensibilisation. Le premier contact de l’allergène avec le système immunitaire encore trop fragile conduit à la production de marqueurs qui se répartissent ensuite dans l’ensemble de l’organisme, via la circulation sanguine. Ils se fixent sur des cellules de la peau et des muqueuses et certaines qui circulent dans le sang.

Cette première étape, appelée phase de sensibilisation, prépare l’organisme à réagir de façon immédiate lors d’un second contact avec l’allergène.

• Deuxième étape : la réaction allergique proprement dite. Lors du second contact avec l’allergène (ou d’un allergène de structure proche dans le cas des allergies croisées), la reconnaissance par les cellules précédemment activées conduit à un processus inflammatoire.

Les manifestations d’une allergie

Les manifestations allergiques alimentaires sont très diverses et ne sont pas toujours les mêmes selon l’aliment ni toujours localisées au même endroit. On peut citer parmi les manifestations classiques :

– généralisées anaphylactiques, avec trois manifestations caractéristiques : des troubles cutanés et des muqueuses ; une augmentation de la fréquence du pouls inhabituelle et des nausées ; des difficultés respiratoires.

Ces manifestations sont rares chez les enfants !

– La réponse allergique se traduit le plus souvent par de l’urticaire chez les enfants (tâches rouges pâles et gonflées sur la peau).

Diagnostic d’une allergie alimentaire classique

Pour diagnostiquer une allergie, votre pédiatre réalisera :

1) un interrogatoire minutieux

2) l’examen clinique proprement dit

3) la réalisation de tests cutanés

4) une enquête alimentaire comprenant journal alimentaire, régime d’éviction et tests de provocation labial et/ou oral.

Les allergies croisées

Elles correspondent à des manifestations allergiques lors du contact avec un élément différent de ceux auxquels on a été sensibilisés. Il existe ainsi des allergies croisées aliments/pneumallergènes (les pneumallergènes sont des allergènes dont l’inhalation, par le nez ou la bouche, provoque des réactions) ou aliment/matière.

Par exemple, la liste des réactions croisées entre le latex et certains aliments s’allonge régulièrement mais les plus fréquents sont l’avocat, la banane, le kiwi et la châtaigne.

Il existe fréquemment des allergies croisées aliments-aliments. Ainsi sur 100 sujets allergiques à l’arachide, il y a réaction croisée avec les légumineuses (graines séchées provenant de plantes à gousses : arachide, soja, pois, haricots, lentilles, fèves).

Par conséquent une chose est sûre, les allergies sont un sujet compliqué que vous devez aborder avec votre pédiatre. La politique générale sur le sujet est de protéger votre bébé les premiers 6 mois en ne l’exposant pas à des aliments ou substances agressifs. Ensuite, à partir de 6 mois introduisez les aliments un par un en lui laissant le temps de s’habituer.

Chaque bébé est différent et assimile le monde à son rythme et selon les besoins de son corps. Si vous êtes vigilant et respectez globalement les tableaux de diversification par âge, vous gèrerez au mieux le passage de votre bébé vers une nourriture de plus en plus proche de l’adulte.